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L'attente commence aux États-Unis avec la fermeture des premiers bureaux de vote
information fournie par AFP 04/11/2026 à 00:08

Un bureau de vote de Minneapolis, dans le Minnesota (nord des États-Unis), le 3 novembre 2026 ( AFP / Tim Evans )

Un bureau de vote de Minneapolis, dans le Minnesota (nord des États-Unis), le 3 novembre 2026 ( AFP / Tim Evans )

Les premiers bureaux de vote ont fermé aux États-Unis pour des élections de mi-mandat aux allures de référendum sur Donald Trump, lors desquelles les démocrates espèrent reprendre le contrôle du Congrès et restreindre les pouvoirs présidentiels.

L'attente pourrait être longue cependant avant d'obtenir des indications claires sur le nouvel équilibre des pouvoirs à Washington.

Meeting après meeting, Donald Trump a jeté toutes ses forces dans cette bataille âpre, prédisant des conséquences apocalyptiques en cas de victoire démocrate, évoquée par des sondages mais qu'il promet encore une fois de faire mentir.

"Le président s'est donné à fond sur le terrain et il a fait tout ce qu'il fallait", a estimé la Maison Blanche en fin d'après-midi, assurant que les républicains étaient "en meilleure position qu'il y a quatre semaines".

Le chef des députés démocrates, Hakeem Jeffries, a lui aussi exprimé son optimisme.

"Nous sommes au bord d'un changement de cap radical dans ce pays", a-t-il déclaré devant la presse à Washington.

Le président américain Donald Trump lors d'un meeting à Salina, au Kansas, le 1er novembre 2026. ( AFP / Brendan SMIALOWSKI )

Le président américain Donald Trump lors d'un meeting à Salina, au Kansas, le 1er novembre 2026. ( AFP / Brendan SMIALOWSKI )

Cette campagne tendue aux multiples rebondissements, suivie comme un feuilleton planétaire, va-t-elle s'achever sur un vote sanction ? Les 250 millions d'électeurs potentiels vont-ils faire payer à Donald Trump la hausse du coût de la vie, aggravée par une impopulaire guerre contre l'Iran ?

"Deux ans de cauchemar"

Signe de l'enjeu, près de 58 millions de citoyens ont voté par anticipation, un record pour des élections de mi-mandat.

Défendant son bilan mardi matin sur Fox News, le milliardaire de 80 ans a appelé les électeurs "à préserver la grandeur de l'Amérique", lui qui a déjà jeté le doute sur la véracité des résultats et accusé - sans fondement - les démocrates de fraude en amont du scrutin.

Des gens attendant avant d'aller voter devant un bureau de vote, lors des élections américaines de mi-mandat, à Charlotte, en Caroline du Nord (sud-est), le 3 novembre 2026 ( AFP / A.M STEWART )

Des gens attendant avant d'aller voter devant un bureau de vote, lors des élections américaines de mi-mandat, à Charlotte, en Caroline du Nord (sud-est), le 3 novembre 2026 ( AFP / A.M STEWART )

Le ministère de la Justice, dirigé par un fidèle du président, a indiqué avoir déployé 1.000 observateurs électoraux pour la première fois dans les 50 États américains.

Dans le Maine (nord-est), Tom Walsh, 59 ans, a dit à l'AFP vouloir en finir avec "deux ans de cauchemar" au moment de voter.

"Bien sûr, c'est l'économie. Tout coûte cher", affirme de son côté Gabrielle Schlueter, une électrice noire retraitée de 69 ans rencontrée à Atlanta (Géorgie, sud-est).

Des personnes prennent une photo devant des panneaux de campagne, le 3 novembre 2026, le jour des élections américaines de mi-mandat à West Palm Beach, en Floride ( AFP / Giorgio VIERA )

Des personnes prennent une photo devant des panneaux de campagne, le 3 novembre 2026, le jour des élections américaines de mi-mandat à West Palm Beach, en Floride ( AFP / Giorgio VIERA )

Historiquement, le parti qui occupe la Maison Blanche perd du terrain au Congrès lors des "midterms" et chez les démocrates, l'espoir d'une "vague", voire d'un "tsunami" est bien là.

Les sondages prévoient leur victoire à la Chambre des représentants, entièrement renouvelée mardi.

"Veto sur tout"

Mais le Sénat pourrait aussi basculer, à la faveur de scrutins dans des États traditionnellement républicains: du Maine à l'Alaska, en passant par le Texas, l'Ohio ou encore le Kansas. Dans certains bastions de la droite, un tel résultat était encore inimaginable il y a quelques mois.

À travers le pays, 36 postes de gouverneurs sont également en jeu, de même que de nombreux référendums.

Un homme vote dans un bureau de vote à Anchorage (Alaska), le jour des élections américaines de mi-mandat, le 3 novembre 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Un homme vote dans un bureau de vote à Anchorage (Alaska), le jour des élections américaines de mi-mandat, le 3 novembre 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Donald Trump, qui regardera les résultats mardi soir depuis la Maison Blanche, a prévenu qu'en cas de défaite républicaine, il mettrait "son veto sur tout".

Une personne sortant de l'isoloir dans un bureau de vote d'Anchorage, en Alaska, le jour des élections américaines de mi-mandat, le 3 novembre 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Une personne sortant de l'isoloir dans un bureau de vote d'Anchorage, en Alaska, le jour des élections américaines de mi-mandat, le 3 novembre 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Les républicains affirment que les baisses d'impôts et la position anti-immigrés de Trump profitent aux Américains, et ils présentent les candidats démocrates comme des socialistes radicaux, voire "jihadiste" dans le cas d'Abdul El-Sayed, candidat démocrate dans le Michigan.

Dans les contrées arctiques de l'Alaska, où se joue une élection sénatoriale serrée, des électeurs républicains assurent que Donald Trump "a tenu promesse".

"Il a réglé ce problème", de l'immigration clandestine, "il a sécurisé la frontière", affirme James Weise. "La seule chose que je n'apprécie pas vraiment chez lui parfois, c'est sa personnalité", ajoute ce retraité de 72 ans.

13 commentaires

  • 03 novembre 23:51

    Évidemment qu'il va perdre les mid terms, les présidents en exercices perdent quasi systématiquement les mid terms. Quelque soit leur camp ou leur bilan. Il n'y a absolument aucun suspense.


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